Réunis le 30 janvier à Bruxelles, les ministres de l’Agriculture de l’UE se sont une nouvelle fois montrés assez divisés sur la question du transport d’animaux vivants. A l’initiative du Portugal, une quinzaine d’États membres ont exprimé leurs inquiétudes vis-à-vis des propositions de la Commission européenne attendues pour la fin d’année dans le cadre du vaste paquet révisant la législation de l’UE sur le bien-être animal. Ces pays craignent des interdictions notamment pour le transport d’animaux vers des pays tiers. D’un autre côté, une poignée de pays – Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg – demande que soit fixée une limite stricte de durée de transport des animaux et l’interdiction d’exportations sur de longues distances d’animaux vivants. «Si la science et l'expérience nous indiquent que certaines pratiques de transport sont préjudiciables au bien-être des animaux, nous devrons envisager des moyens d'ajuster ces pratiques. Ne rien faire n'est pas une option», répond la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides. Elle assure, toutefois, que la Commission «tiendra compte des conséquences économiques de ses propositions pour qu’elles soient aussi ambitieuses que pragmatiques et viables».
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