Dans sa volonté de développer la production, la société Plantin, leader français de la truffe fraîche (deuxième en Europe), se tourne vers le monde viticole pour « recruter » de nouveaux producteurs : « Face à la baisse du prix des vignobles, marquée dans les Côtes du Rhône, il est essentiel d’explorer des alternatives durables et porteuses d’avenir », explique-t-elle. Elle entend les accompagner dans toutes les étapes du développement, depuis la plantation jusqu’à l’optimisation de la production : formation, aide à la sélection des plants truffiers, analyses de sol, etc., pour un engagement minimum de trois hectares. L’investissement initial porterait sur 20 000 €/ha, avec des étapes de ré-ensemencement en année 9 (2 400 €) et 10 (3 050 €). Le seuil de rentabilité interviendrait entre ces deux années, selon Plantin. De plus, la société s’engage à acheter les truffes tout au long de la saison, « en garantissant des achats au prix du marché, selon les qualités ». Elle avance ainsi un revenu annuel moyen à partir de la sixième année pendant 15 ans de l’ordre de 9 100 € dans un scenario de production faible (26 kg) et de 14 800 € dans un scénario de production moyenne (37 kg).
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