En marge de la réunion du Conseil Agriculture du 17 novembre à Bruxelles, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a une nouvelle fois rappelé les exigences françaises quant à la ratification de l’accord commercial UE-Mercosur, alors que les déclarations de l’exécutif ont pu apparaître ambivalentes ces dernières semaines. Outre l’obtention de « garanties très solides » sur l’applicabilité des mesures de sauvegarde et la réciprocité des normes, la ministre a réclamé la création d’une autorité indépendante européenne en matière de contrôle aux frontières. « Toutes les règles du monde ne valent que si on peut véritablement les contrôler. Et ça, c'est un immense problème », a-t-elle indiqué. Pour justifier sa demande, elle a notamment évoqué le blocage aux frontières de l’UE « la semaine dernière » d’une cargaison de 40 t de bœuf en provenance du Brésil « traité avec des médicaments interdits en France » grâce à un signalement en amont des autorités brésiliennes. « Que se serait-il passé si les Brésiliens ne l'avaient pas signalé ? », s’est-elle interrogée, avant d’ajouter : « Y aurait-il eu un contrôle suffisant pour retenir ces 40 tonnes de viande de bœuf ? » De son côté, la Commission européenne se montre plus prudente, estimant avoir déjà répondu à ces préoccupations via les mesures de sauvegarde renforcées ou la publication à venir de l'omnibus sur la sécurité alimentaire.
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