La plénière du Parlement européen a largement adopté (par 431 voix contre 161 et 70 abstentions), le 16 décembre, sa position concernant la clause de sauvegarde agricole dans le cadre de l’accord commercial UE-Mercosur. Contrairement au Conseil de l’UE, les eurodéputés introduisent des amendements à la proposition initiale, forçant ainsi l’organisation d’une négociation interinstitutionnelle. Ils souhaitent notamment abaisser les seuils de déclenchement automatique des enquêtes en matière de sauvegarde mais aussi réduire la durée des enquêtes et le délai de mise en place de mesures de sauvegarde provisoires. Mais le principal sujet du trilogue prévu le 17 décembre, devrait être le respect du principe de réciprocité concernant les produits et les normes de production. Le Parlement européen a notamment adopté un amendement obligeant la Commission à ouvrir une enquête et adopter des mesures de sauvegarde lorsqu'il existe des preuves crédibles que les importations ne satisfont pas aux exigences applicables aux producteurs de l'UE. Un point qui est fermement rejeté par l'exécutif européen en raison de son incompatibilité avec le traité commercial. En cas d’accord entre les colégislateurs sur un compromis, les ambassadeurs des États membres (Coreper II) devraient se prononcer sur le texte le soir-même.
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