Dans un communiqué commun du 30 octobre, le Copa-Cogeca (organisations et coopératives européennes) et les filières concernées (maïs, poulet, betterave-sucre, éthanol, etc.) ont fait part d’inquiétudes persistantes quant à l’accord de libre-échange UE-Ukraine révisé le 29 octobre. S’ils reconnaissent les efforts entrepris et des progrès, « les concessions dans de nombreux secteurs sensibles sont importantes ». La hausse des quotas pour le sucre (+398 %), le miel (+483 %), les œufs (+200 %), le maïs (+54 %), la volaille (+33 %), le blé tendre (+30 %), l'orge (+29 %), l'alcool éthylique (+25 %) « posera des défis significatifs », sachant qu’un potentiel accord avec le Mercosur pourrait encore aggraver la situation. Autre crainte : les clauses de sauvegarde. Les filières saluent leur renforcement, mais elles restent « sceptiques quant à leur efficacité pratique en raison du manque d'automaticité et de critères clairs pour son déclenchement ». Elles appellent à la mise en place « d'un système robuste et automatique de surveillance des importations des produits les plus sensibles » et à des contrôles sur le terrain », permettant l’instauration d’une « stricte traçabilité par la Commission européenne ».
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