Alors qu’Emmanuel Macron s’est dit le 6 juin prêt à signer l’accord de libre-échange UE/Mercosur si celui-ci comporte des clauses miroir ou des clauses de sauvegarde, la FNSEA exige, dans un communiqué du 12 juin, « une rencontre urgente avec le chef de l’État afin d’éclaircir la position de la France ». « Laisser croire que des dispositifs de mesures miroirs ou de clauses de sauvegarde pourraient encore être introduits alors que les négociations sont achevées et suffiraient à apaiser les inquiétudes ne fait qu’aggraver le sentiment d’injustice et d’abandon ressenti sur le terrain », estime le syndicat majoritaire. La FNSEA rappelle que la signature de l’accord « demeure inacceptable » à ses yeux. De son côté, dans un communiqué du 9 juin, la Coordination rurale appelle le gouvernement à « saisir la Cour de justice de l’Union européenne sur [la] validité [de l’accord] avant que la Commission européenne ne présente au vote son projet d’accord » – sans préciser son argument juridique. Pour le deuxième syndicat agricole français, M. Macron « a procédé à un retournement de veste qui va se révéler tragique pour les agriculteurs et les consommateurs ». Quant à la Confédération paysanne, elle a rappelé son opposition en relayant sur le réseau social X un message du Collectif national Stop Mercosur, dont elle est membre.
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