Alors que l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur pourrait être présenté au Conseil de l’UE pour approbation avant la pause estivale, le président Emmanuel Macron s’est dit prêt, le 6 juin dans un entretien à la chaîne de télévision brésilienne GloboNews, à autoriser sa signature d’ici la fin de l’année 2025. Toutefois, le chef de l’Etat pose ses conditions : la mise en place des clauses miroirs ou de clauses de sauvegarde. Cette marque d’ouverture sur ce sujet intervient au lendemain de la visite à Paris de son homologue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, l’enjoignant fortement à conclure l’accord. La France figure parmi les principaux Etats membres de l’UE opposés à ce traité commercial qui suscite un fort rejet dans le monde agricole. La ministre Annie Genevard mène d’ailleurs une campagne de lobbying pour forger une minorité de blocage au sein du Conseil de l’UE (d’au moins quatre Etats représentant plus de 35% de la population de l’UE). Elle a, à ce titre, échangé récemment avec ses homologues autrichiens, hongrois et polonais. Elle s’est aussi entretenue, le 5 juin, avec la Belgique et devrait prochainement le faire avec la Grèce. Un déplacement en Italie et en Roumanie est à l’ordre du jour.
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