A l'occasion d'une séance publique le 16 janvier, le Sénat a adopté à l'unanimité une proposition de résolution transpartisane se prononçant contre la signature de l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur, «tel que conclu en 2019 et à toute tentative de découpage dudit accord par la Commission européenne». Le texte a été présenté par des députés de l'ensemble des groupes parlementaires à l'exception du Rassemblement national, et a reçu un avis de sagesse du gouvernement. «En l'état, il devra être amélioré», a déclaré Stéphane Séjourné, le nouveau ministre des Affaires étrangères pour sa première prise de parole dans l'hémicycle. Dans le détail, la résolution comprend trois points: les conditions d'adoption de l'accord (clause suspensive liée au respect des Accords de Paris, et «respect des normes de production européennes et de critères de durabilité et de traçabilité pour les produits les plus sensibles en matière de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité») ; une opposition à l'adoption séparée du seul volet commercial de l'accord ; et enfin une demande de «généraliser le principe de réciprocité des normes de production dans les échanges commerciaux». A l'issue d'un échange téléphonique le 9 janvier entre le chancelier allemand Olaf Scholz et le nouveau président argentin Javier Milei, le gouvernement allemand a fait savoir par communiqué qu'ils souhaitent, tous deux, une conclusion rapide des négociations commerciales entre l’UE et le Mercosur.
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