En visite diplomatique à Paris le 5 juin, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a exhorté Emmanuel Macron, pourtant opposé au traité en l’état, à accepter la conclusion de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. « Mon cher Macron, ouvrez un petit peu votre cœur », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse à l’Elysée, l’accord UE-Mercosur « serait la meilleure réponse que nos régions puissent apporter face au contexte incertain créé par le retour de l’unilatéralisme et du protectionnisme tarifaire ». Le Brésil devrait assumer prochainement la présidence du Mercosur et faire de la conclusion de l’accord une priorité. « Je ne vais pas laisser la présidence de Mercosur sans un accord avec l’UE », a même affirmé le président brésilien. Dans le même temps, la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, poursuit ses efforts afin de constituer une minorité de blocage contre le traité, alors que le texte de l’accord doit être présenté au Conseil de l’UE pour autorisation de signature. Cette présentation pourrait intervenir « avant la pause estivale », a réaffirmé, le même jour, le commissaire européen à l'Agriculture, Christophe Hansen, à Reuters. « La minorité de blocage européenne n’est pas impossible », veut croire Annie Genevard sur X.
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