Alors que près de 17 millions de Yéménites auraient actuellement des difficultés à s’alimenter, «la faim se lit sur les visages», alerte Fatma Jaffar, chargée de plaidoyer chez Oxfam Yémen, à l’occasion d’une conférence de presse le 24 mars. Car la guerre civile, rappelle-t-elle, entre là-bas dans sa huitième année, et les difficultés financières comme les queues devant les stations-service font déjà partie du quotidien. Les conséquences de la guerre en Ukraine sur les cours des céréales sont donc particulièrement plus lourdes pour le Yémen, qui importait jusqu’à récemment 40% de son blé du pays attaqué par la Russie. Dans la capitale Sanaa, le prix du pain aurait ainsi, selon Oxfam, augmenté de 35% dès les premières attaques russes. «La fluctuation des cours monétaires aggrave la crise alimentaire», poursuit Fatma Jaffar. Alors qu'Oxfam attend près de 19 millions de personnes souffrant de la faim dans le pays d’ici 2023, les Nations unies auraient demandé 4,3 milliards de dollars (Mrd$) pour du «travail humanitaire essentiel». Seul 1,3 Mrd$ aurait jusqu’ici été collecté selon Oxfam.
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