La guerre en Ukraine n’épargne pas le bio, qui aurait déjà perdu face aux forces russes près de 20% des 460 000 hectares certifiés du pays, indiquent les représentants de la filière en marge d’un congrès européen à Bordeaux le 16 juin. «Nous devons assurer la continuité pour les producteurs qui étaient en conversion, et qui risquent de devoir tout reprendre à zéro», prévient Eugene Milovanov, président de la fédération des producteurs biologiques d’Ukraine. Parmi les difficultés partagées avec le conventionnel: l’érosion du marché intérieur, alors que sept millions d’Ukrainiens ont fui le pays, mais aussi l’impossibilité d’exporter et la pénurie de carburant. Un sujet qui devient «préoccupant» alors que les récoltes de céréales devraient démarrer d’ici quelques semaines. En revanche, le bio ukrainien est épargné par les problèmes sur les intrants comme le glyphosate, que les conventionnels ont actuellement du mal à se procurer. «Le modèle agricole intensif devra changer après la guerre», veut croire Kateryna Shor, coordinatrice de l’association internationale Ifoam en Ukraine. Atteindre seulement 10% de la SAU ukrainienne en bio, rappelle-t-elle, représenterait 4 Mha, soit une fois et demi la surface française actuellement en bio.
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