Face à une interprétation restrictive des services de la Dreets du Grand Est (préfecture) «depuis quelques années», la députée Angélique Ranc (RN, Aube) a déposé, le 4 juillet, une proposition de loi visant à «faire reconnaitre explicitement et incontestablement» les vendanges comme des travaux pouvant faire l'objet d'une suspension du droit de repos hebdomadaire des salariés. Selon la députée d'extrême-droite, la préfecture du Grand Est considère que les vendanges ne constituent plus «à elles seules» des circonstances exceptionnelles permettant de suspendre pour une durée limitée le repos hebdomadaire; elle estimerait que «seuls des évènements ponctuels et imprévisibles tels qu'un aléa météorologique par exemple, justifient légalement le recours à la suspension». Une erreur d'appréciation, selon la députée qui met en avant les difficultés rencontrées en Champagne, où «la maturité des raisins exige une cueillette immédiate», le pressurage «doit avoir lieu dans les cinq heures», et les mouts font l'objet de «traitements immédiats». Elle met également en avant une convention collective existante «entérinant la pratique de recours éventuel à la suspension du repos hebdomadaire».
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