«Nous devons former davantage de vétérinaires mais également leur permettre de se recentrer sur des actes vétérinaires à plus forte valeur ajoutée», a déclaré le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, dans une interview accordée à La Dépêche vétérinaire. Il ajoute que ses services travailleront en 2023 sur «le chantier de la délégation des actes aux auxiliaires spécialisés vétérinaires (ASV) (…) dans un objectif d’optimisation du travail des vétérinaires dans les établissements de soins vétérinaires canins et mixtes». La possibilité de déléguer des actes sur les animaux de compagnie aux auxiliaires spécialisés vétérinaires sera intégrée aux réflexions sur la loi d’orientation agricole afin de libérer du temps aux vétérinaires exerçant également auprès des animaux de production, avait annoncé le ministre dans un discours prononcé devant les professionnels, le 29 novembre, en clôture de la Journée nationale vétérinaire. Le manque de rentabilité de l’exercice de la médecine vétérinaire rurale, au regard des contraintes (gardes, urgences, déplacements…), est l’un des principaux moteurs de la désertification vétérinaire (voir notre dossier).
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