Des peines allant jusqu'à deux ans de prison ferme ont été prononcées le 11 janvier contre quinze professionnels français, belges et néerlandais de la filière de la viande chevaline jugés à Marseille pour avoir introduit dans l'alimentation humaine de la viande impropre à la consommation, rapporte l'AFP. À l'audience, en juin, 18 prévenus avaient comparu, devant le tribunal correctionnel de Marseille, notamment pour tromperie aggravée et escroquerie en bande organisée. «Ce dossier a révélé une organisation structurée, qui a permis d'écouler (entre 2010 et 2015, NDLR) un grand nombre de chevaux [qui auraient dû être] écartés de la chaîne alimentaire», a dénoncé Céline Ballerini, présidente du tribunal correctionnel. Trois prévenus ont été relaxés. Les peines les plus sévères ont été prononcées à l’encontre du négociant belge Jean-Marc Decker et de son confrère néerlandais Stijn De Visscher (quatre ans de prison dont deux avec sursis), ainsi que de Georges Gonzales, grossiste en viande à Alès (quatre ans de prison dont trois avec sursis). Ce jugement a été rendu alors que le procès d'un second volet de cette tentaculaire enquête a débuté le 9 janvier, concernant la vente illégale de chevaux rachetés à une ferme-laboratoire de Sanofi-Pasteur. Un troisième volet de cette enquête sera jugé en septembre, toujours à Marseille.
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