La Commission européenne a adopté le 14 décembre un acte délégué proposant, notamment, d’élargir les conditions d’abattage d’animaux à la ferme par des dispositifs mobiles. Le texte modifie les annexes du règlement européen sur les exigences spécifiques en matière d'hygiène pour certaines viandes, produits de la pêche, produits laitiers et œufs. Il précise que «jusqu'à trois bovins domestiques autres que les bisons, jusqu'à trois solipèdes domestiques, jusqu'à six porcins domestiques ou jusqu'à neuf ovins ou caprins peuvent être abattus en même temps dans l'exploitation d'origine, lorsque l'autorité compétente l'autorise». Ce règlement doit désormais obtenir (dans un délai de deux mois) l’aval des États membres et du Parlement européen avant de pouvoir entrer en vigueur. «C’est une immense victoire pour l'ensemble des éleveurs et éleveuses et particulièrement pour la Confédération paysanne», salue l’organisation agricole dans un communiqué le 21 décembre. Et de souligner qu’il s’agit de «l’aboutissement de dix années de travail sur le terrain et au niveau institutionnel, en France comme à Bruxelles, pour redonner de l’autonomie à l'élevage paysan et redynamiser un maillage territorial avec des abattoirs de proximité accessibles à toutes et tous».
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