Interrogé par Agra Presse le 7 décembre sur la viande in vitro, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau assure que son syndicat tient une «position très claire, en opposition totale et sans réserve à cette production». À la suite de la publication d'un rapport parlementaire en avril, le président de la commission Chaîne alimentaire de la FNSEA, Arnold Puech d'Allissac avait présenté à Agra presse la position du syndicat, indiquant que «ces produits ne seront jamais de la viande», qu'il n'en voyait «pas l'intérêt pour les agriculteurs»; mais il estimait alors avoir «encore besoin d'éléments» complémentaires: «Nous serons sans doute contre, mais pour l'instant, nous avons encore besoin de recherche», avait-il indiqué. «Je confirme que la FNSEA ne reconnaît pas les produits in vitro comme des viandes. Ce ne seront jamais des viandes», souligne-t-il aujourd'hui. «La FNSEA est totalement opposée à ces similis.» L'Organisation mondiale des agriculteurs (WFO), dont la FNSEA est membre, avait déjà décidé en mai «de ne pas reconnaître ces produits de laboratoire comme pouvant rentrer dans la chaîne alimentaire». Une proposition de loi (PPL) a été déposée, le 5 décembre, à l’Assemblée nationale, par le député des Ardennes Pierre Cordier (apparenté Les Républicains, LR) pour interdire «la production, la commercialisation et la vente de viande de synthèse en France», à l’instar de la loi adoptée en Italie mi-novembre.
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