Par un décret royal daté du 15 avril, le gouvernement espagnol impose à tout établissement de restauration scolaire ou éducatif un maximum de trois portions de viandes au cours d’une semaine (dont une seule portion de viande rouge), ainsi qu'un maximum de deux portions de viande transformée en un mois. L’association des industries des viandes, l’Anica, met en cause la justification nutritionnelle de ce décret dans un communiqué du 16 avril. « Le gouvernement ignore l’évidence scientifique », accuse-t-elle, en relevant que celui-ci privera les enfants et adolescents des nutriments essentiels des viandes et les soumettra à un excédent d’amidon. L’Anica déplore « un message biaisé et négatif sur la viande (…) qui peut affecter à la fois la perception publique et la qualité nutritionnelle de l’alimentation des enfants ». En limitant les viandes servies au cours d’une semaine, le décret fait la part belle aux salades (3 à 4 rations), aux préparations apportant des protéines végétales (1 à 5 rations) et au poisson (1 à 3 rations). En dessert, le texte limite aussi tout ce qui n’est pas fruit à une portion par semaine (de préférence de produits laitiers sans sucre).
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