Les mesures de régulation du potentiel viticole que sont l’arrachage, la distillation et le stockage privé seront décidées bassin par bassin, à l’échelon de chaque vignoble, ressort-il de la rencontre entre la filière viticole et le ministre de l’Agriculture le 25 juillet, a indiqué Jérôme Despey, président du conseil spécialisé Vin de FranceAgriMer. Ces mesures seront prises par les préfets en fonction de la situation de chaque vignoble. Cette régulation est motivée par le tassement de la consommation de vin après les différentes vagues de la crise sanitaire et depuis la guerre d’Ukraine, qui renchérit tous les coûts, a précisé M. Despey. Par ailleurs, le ministre a indiqué qu’il demande à ses services d’accélérer l’examen des dossiers de demande de réserve climatique de vin déposés par plusieurs vignobles, tels le Languedoc, l’Alsace ou Bordeaux, pour une mise en place à la vendange 2022, qui s’annonce bonne en quantité comme en qualité. Enfin, un autre dossier qui semble bien avancé est celui de l’étalement du remboursement des prêts garantis par l'État (PGE) jusqu'à dix ans (au lieu de six) pour les exploitants viticoles. «Le ministère et Matignon nous ont confirmé qu’ils s’alignent sur cet objectif», a rapporté Jean-Marie Fabre, président des Vignerons indépendants.
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