Réuni le 27 novembre, le comité national des AOP vins et spiritueux de l'Inao a autorisé et encadré le recours à l'édulcoration (ajout de sucre après fermentation) dans les vins d'appellation, «dans l’objectif premier de maintenir le lien à l’origine de l’appellation», indique l'institut. La première appellation à demander à en bénéficier devrait être le tout nouveau bordeaux claret, appellation dont la création a été validée en juin, rapporte Bernard Farges, président du CIVB (vins de Bordeaux) à Agra Presse. À ne pas confondre avec le bordeaux clairet (rosé), le claret est un rouge léger en alcool et fort en sucrosité (7 g/l). Selon nos confrères de Vitisphère, les côtes-du-Rhône planchent également sur une déclinaison de leur vin rouge en claret. Contrairement à la chaptalisation (ajout de sucre avant fermentation, qui augmente le degré d'alcool), l'édulcoration consiste à ajouter du sucre après fermentation. Dans un contexte d'augmentation des températures (et donc des degrés d'alcool) et de recherche de vins plus légers par les consommateurs, son usage pourrait faire florès dans les années à venir. Il est déjà autorisé en IGP, vin sans IG, et dans d'autres pays d'Europe en AOP, indique Bernard Farges.
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