La gendarmerie a mené le 27 juin un coup de filet contre un réseau de contrefaçon qui vendait pour du bordeaux du vin bas de gamme, un préjudice estimé à des «centaines de milliers de bouteilles», a annoncé le 1er juillet le parquet de Bordeaux à l'AFP. Une centaine de gendarmes ont interpellé le 27 juin dans le Médoc (Gironde) et dans sept départements une vingtaine de personnes soupçonnées d'avoir pris part à ce trafic de bordeaux contrefaits, dont l'ampleur peut être «évaluée à plusieurs centaines de milliers de bouteilles», a souligné la procureure de la République Frédérique Porterie. Trois de ces suspects, dont le «principal instigateur», ont été présentés le 29 juin devant un juge d'instruction et mis en examen pour «escroquerie en bande organisée et blanchiment», «tromperie sur la marchandise» et «falsification de denrées». Ils ont été libérés sous contrôle judiciaire avec obligation de verser des cautions de 20 000 à 50 000 euros. En enquêtant sur un trafic de stupéfiants, les gendarmes sont tombés fortuitement en septembre dernier sur du matériel de contrefaçon, comme de «fausses étiquettes», a détaillé le parquet dans un communiqué. Selon une source proche du dossier, la contrefaçon ciblait des vins du Médoc de moyenne gamme, plus faciles à falsifier que les grands crus.
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