Voyant continuer de grimper les importations françaises de filets de poulet et de préparations (respectivement de 7% et 13% sur les 8 premiers mois de 2025), l’interprofession Anvol de la volaille de chair a réclamé, en conférence de presse le 25 novembre, des mesures miroirs envers les pays tiers et l’étiquetage de l’origine en restauration et sur les produits transformés, principaux débouchés de ces produits. Anvol a notamment signalé que les importations européennes de volaille de Chine avaient progressé de 30% à 60 000 tonnes au cours des douze derniers mois. Composées majoritairement de filets de poulet ainsi que de canard, elles entrent partiellement en France via le Royaume-Uni, a indiqué Gilles Huttepain, vice-président (sans préciser de tonnage). Pour les industriels chinois, le filet est un co-produit qui supporte des droits de douane élevés à l’entrée dans l’UE, a fait comprendre Gilles Huttepain. « Leur prix ne couvre pas leur prix de revient mais c’est une volonté de la Chine d’inonder le marché européen », a-t-il accusé. Anvol a aussi pointé l’imminence d’importations supplémentaires de Thaïlande et du Mercosur, dans le cadre des accords commerciaux.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…