Abonné

Volaille de chair et œufs en label rouge veulent récupérer les volumes pré-influenza

- - 2 min

Des webcams dans vingt élevages, des opérations en magasin, et trois ans de campagne de communication : avec son nouveau dispositif de communication financé par l’Europe, le Synalaf (syndicat des labels avicoles) espère consolider le marché français tout en développant l’export en volaille de chair comme en œufs. «Nous avons déjà des marchés matures en Allemagne et en Belgique, que nous devons entretenir, mais nous espérons aussi aller vers les Pays-Bas, la Suède ou le Danemark, qui sont très sensibles au bien-être animal», détaille Marie Guyot, directrice du Synalaf. Avec la crise de l'influenza aviaire, rappelle-t-elle, le nombre total de volailles labellisées est passé de 110 millions en 2020 à 106,2 millions en 2021. Et alors que «les opérateurs ont privilégié le marché français» dans le contexte de la crise sanitaire, les exports ont baissé de 5% du volume de volailles de chair en 2019 à 3 % en 2021. Si le projet de la campagne date de 2021, les fonds européens obtenus entre-temps arrivent donc à temps pour relancer la croissance de la filière après le choc de l’épizootie. «Nous voulons reconquérir le volume que nous avons perdu, voire le dépasser en allant vers l’export, la restauration scolaire et la restauration hors domicile», prévoit Bernard Tauzia, président du Synalaf.