L'Assemblée nationale a rejeté le 12 janvier une proposition de loi RN, soutenue par LR, qui visait à supprimer les zones à faibles émissions (ZFE) dans les agglomérations, où il est progressivement interdit aux véhicules les plus polluants de circuler. Le lendemain, le gouvernement nommait un coordinateur interministériel, en la personne d'Edouard Manini. Les zones à faibles émissions (ZFE, ou ZFEm) se mettent en place en ordre dispersé, avant leur généralisation, prévue par la loi, le 31 décembre 2024 dans les 43 agglomérations de plus de 150.000 habitants de France métropolitaine. Leur développement profite aux véhicules électriques, mais également aux camions roulant au bioGNV et au B100 (biocarburant à 100%). Mise en difficulté par la flambée des prix du gaz, la filière GNV avait d'ailleurs contesté l'obtention récente de la vignette Crit'Air 1 par le B100 (voir notre article). La proposition de loi du groupe d'extrême droite entendait à l'origine supprimer purement et simplement ces zones, qualifiées de «séparatistes». Pas question de «baisser la garde» sur «le sujet de la santé de nos concitoyens», a opposé le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, évoquant «le fléau silencieux des morts de la pollution de l'air».
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