Estimant dans un communiqué du 22 novembre que les distances d’épandage actuelles (ZNT) «ne sont pas protectrices des personnes les plus vulnérables et ne couvrent pas toutes les situations réelles», Générations Futures demande «à l’Anses et au gouvernement de prendre leurs responsabilités». Principale cause de colère de l’ONG: des évaluations de risques fournies par les fabricants pourraient permettre aux produits suspectés d’être cancérigènes ou mutagènes (CMR2) d’accéder aux distances réduites. Générations Futures estime que les analyses de risque de ces évaluations ne prennent pas en compte la «pire» situation d’exposition, conduisant «à une sous-estimation de cette exposition». Autre critique: les rapports ne prennent «pas en compte toutes les données existantes ni les multiples expositions possibles». Autant d’enjeux face auxquels l’association exige de fixer les distances «selon le principe de précaution», d’élargir les distances pour les CMR2, d’interdire les épandages «lorsque le vent est supérieur à 10 km/h», ou encore d’informer les riverains «de manière claire et efficace».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…