Abonné

DareWin Evolution trouve les moyens pour augmenter sa production

- - 4 min
DareWin Evolution améliore la production de microalgues grâce à un process de sélection exclusive pilotée par l'IA Crédits : © DareWin

Grâce à un process de sélection accélérée exclusive pilotée par l'IA, DareWin Evolution obtient des souches de microalgues améliorées et plus rentables. La start-up vient d’être sélectionnée dans la dernière cohorte de Big Idea Ventures qui l’accompagne financièrement.  

DareWin a mis au point une plateforme de sélection dirigée, pilotée par IA, qui permet d’accélérer l’évolution naturelle des microalgues et de faire émerger de nouvelles populations de souches améliorées. « A l’image de la sélection qui s’est opérée au fil des années en agriculture, DareWin Evolution veut faire la même chose pour les microalgues », souligne Hubert Bonnefond (CEO), cofondateur de cette start-up (En 2016, il avait également cofondé Inalve, qu'il a quitté en 2021, ndlr) avec Charlotte Gaviard (CTO) en 2024. 

La société vient de procéder à une levée de fonds de près de 400 000 euros, à laquelle a participé l’accélérateur de start-up américain Big Idea Ventures (BIV). Un investissement qui s’est fait à l’occasion de la sélection de DareWin, avec six autres start-up mondiales, pour rejoindre le Global Food Innovation Fund II de BIV, et ainsi avoir « accès au mentorat et à des opportunités de mise à l'échelle mondiale » explique BIV dans son communiqué annonçant sa dernière sélection de start-up innovantes.

Lire aussi : Inalve va industrialiser son procédé de production de microalgues

DareWin est un spin-off d’Inria et du laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer (en collaboration avec le CNRS et Sorbonne Université). « Les microalgues qui représentent une réelle solution face aux enjeux environnementaux actuels, sont aujourd’hui encore assez peu exploitées » explique Hubert Bonnefond. Notre process repose sur une plateforme de sélection dirigée, pilotée par IA, qui permet d’exercer une pression de sélection, selon les principes de Darwin, c’est-à-dire d’accélérer l’évolution naturelle et de faire émerger de nouvelles populations de microalgues améliorées. Nous choisissons des microalgues sauvages qui ont du potentiel, parce qu’elles produisent des oméga 3, des pigments antioxydants ou des pigments naturels par exemple, mais qui ne sont pas performantes et qui nécessitent un travail d’amélioration pour obtenir des souches qui soient industriellement rentables. Et grâce à notre process d’évolution accélérée, ce que la nature fait en dix ans, nous le faisons en six mois », détaille le CEO. 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

levée de fonds
Suivi
Suivre

Aller encore plus loin dans la sélection 

DareWin qui travaille soit à façon, soit à partir de sa propre collection de microalgues, vend ses souches à des ingrédientistes qui les utilisent essentiellement en nutraceutique et dans l’alimentation humaine. « Nous avons une petite dizaine de souches améliorées et plusieurs projets en cours. Les équipes de Big Idea Ventures vont nous aider à mettre l’accent sur l’accélération commerciale et à nous équiper en plateformes de sélection pour aller encore plus loin », précise Hubert Bonnefond.

Lire aussi : AlgaBiologics cherche des fonds pour monter à l’échelle

La société va déménager son outil de production, actuellement au sein du laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer, dans un espace un peu plus grand. « Nous sommes sur une échelle de production qui reste celle d’un laboratoire, c’est une des forces du projet. Notre changement d’échelle, c’est de pouvoir accepter plus de projets, de développer l’équipe et d’aller plus loin sur tous ces sujets ».
Et DareWin ne compte pas s’arrêter là. « Nous sommes en train de préparer le prochain tour de table qui arriverait courant 2026 début 2027 pour un passage à l’échelle encore plus important, afin de pénétrer d’autres marchés, de type cosmétique, mais aussi à l’international, notamment les États-Unis ».