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Castration des porcelets : l’AOP Grand Ouest conclut son premier accord, avec Kermené

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L’association d’organisations de producteurs (AOP) Porc Grand Ouest a conclu le 30 décembre son premier accord avec l’abatteur Kermené (Leclerc) sur « les modalités de valorisation des animaux castrés et des mâles entiers », annonce l’AOP dans un communiqué le même jour. Un compromis « historique », insiste l’organisation, qui porte sur les animaux « nés à compter du 1er janvier 2022, et qui seront livrés par les OP membres, courant 2022 ». L’AOP Grand Ouest regroupe dix OP totalisant la moitié de la production française (11,5 millions de porcs). De son côté, Kermené (filiale de Leclerc) abat moins de deux millions de porcs par an, soit 14 % des abattages bretons.

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La castration à vif des porcelets est interdite depuis le 1er janvier. Cette opération reste toutefois possible, avec prise en charge de la douleur, dans le cadre de contrats passés entre éleveurs et abatteurs. Ces contrats doivent notamment intégrer des indicateurs de coût de production. Ce dernier est plus élevé pour les mâles castrés – d’environ une dizaine d’euros par animal – en raison de moindres performances zootechniques par rapport aux mâles entiers, mais aussi du coût de l’anesthésie (produits et main-d’œuvre). C’est cette seule opération que le syndicat des abatteurs Culture Viande souhaite voir pris en charge par l’aval, à travers « une plus-value de 2 ct d'€/kg ». L’accord entre Kermené (membre de Culture Viande) et l’AOP Porc Grand Ouest porte, lui, sur la « valorisation des animaux castrés », suggérant une interprétation plus large. De son côté, la FNP s’est positionnée pour un surcoût de 13 ct d'€/kg. Des positions pour l’heure inconciliables.

Filiale de Leclerc, Kermené représente 14 % des abattages bretons