Guerre au Moyen-Orient : risque de baisse de la sole de céréales
Les cours des céréales ont connu une forte volatilité depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, et ont atteint un plus haut depuis août 2025. Mais la hausse des coûts de production, à savoir les engrais et l’énergie, s’avère de plus grande ampleur encore, et pourrait peser sur les semis si le conflit venait à durer.
À en croire les acteurs de la filière céréalière française, la guerre Iran/Israël/USA – qui a conduit à la fermeture du détroit d’Ormuz, artère vitale pour le commerce mondial de gaz, de pétrole et dans une moindre mesure de céréales – pèse comme une contrainte supplémentaire plutôt qu’une aubaine, car la récente hausse des prix des grains constatée sur Euronext est loin de compenser la flambée de ceux de l’énergie et des engrais.