… et plus exactement au premier semestre de cette année-là, la France présidera le Conseil de l’UE, comme elle l’avait fait la dernière fois en 2008. Du moins selon le système de rotation établi pour cette fonction. Celle-ci sera exercée au cours de la seconde moitié de 2017 par l’Estonie et non pas, pour des raisons évidentes, par le Royaume-Uni comme cela était prévu. Le calendrier devra-t-il aussi être adapté si, suite à l’élection présidentielle, un « Frexit » succède au Brexit ? On n’en est pas là. Ce qui n’a pas empêché le commissaire européen à l’agriculture Phil Hogan d’intervenir dans le débat national pour mettre en garde contre « certains responsables politiques » qui « ne vendent que des rêves ». Des rêves qui, prévient-il, tourneraient inévitablement au cauchemar. En supposant donc que l’Union ne s’effiloche pas un peu plus, il reviendra à l’Allemagne – où des élections fédérales se tiendront en septembre prochain – d’assurer la présidence du Conseil des Vingt-sept au cours du second semestre de 2020. C’est-à-dire à un moment a priori crucial pour les négociations sur la future Pac qui doit être mise en œuvre en 2021 – et le sera peut-être un peu plus tard compte tenu de la complexité de l’exercice. Difficile d’imaginer qu’un tel débat se fasse avec une chaise définitivement vide, celle de la France, principale bénéficiaire d’une politique commune qui lui verse annuellement quelque 9 milliards €. La Pac, on la change éventuellement, mais on ne la quitte pas…
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