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Le Parlement européen devait voter le 17 décembre le budget communautaire 2010 qui permet notamment la création d’un fonds de 300 millions d’euros pour soutenir les producteurs de lait et le financement de la dernière tranche du plan de relance économique (1). « Pour l'avenir du budget européen, l'événement majeur de la semaine ne se passe pas ici à Strasbourg, mais à Copenhague », a toutefois relevé le président de la commission parlementaire des budgets, le démocrate-chrétien français (PPE) Alain Lamassoure. « Là-bas, nos grands dirigeants nationaux se sont mis d'accord en deux jours pour trouver 2,4 milliards d'euros pour la seule année 2010 afin de financer l'aide dite “de l'Union européenne” aux pays défavorisés au titre du changement climatique. Nous serions considérés comme irresponsables si nous n'avions pas pu faire 81 millions d'économies sur le budget communautaire, et voilà que 2,4 milliards jaillissent du néant ».
« Je me réjouis de ce résultat, a poursuivi M. Lamassoure. Mais aucun démocrate ne peut accepter une procédure aussi obscure, dépourvue de tout contrôle démocratique – tous les parlements sont mis devant le fait accompli – et aux résultats aussi inéquitables pour certains Etats membres qui paieront 2 ou 3 fois plus que d'autres, à richesse égale ».
« Saluons pourtant cette première : les chefs de gouvernements de nos Etats membres reconnaissent que les politiques communes de l'Union ne peuvent plus se contenter d'un budget européen limité à 1 % du PIB, a ironisé le député européen. Ils réinventent une sorte de budget parallèle. Je compte sur la présidence espagnole (de l’UE) pour nous aider à jeter les bases de la nouvelle Europe financière, dont la nécessité désormais n'est plus contestée par personne ».
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