Maintenir l’engraissement bovin. Tel était un des souhaits de la Fédération de la coopération bétail et viandes (FNCBV) lors de son congrès à Nancy les 27 et 28 octobre. Le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, y a répondu en doublant l’enveloppe destinée aux projets de filière. Trois millions d’euros devraient être débloqués.
La Fédération de la coopération bétail et viandes (FNCBV) le demandait, Dominique Bussereau l’a fait. Les projets de filière verront leur enveloppe budgétaire doublée par rapport à la somme allouée l’année dernière. Trois millions d’euros devraient donc être débloqués. Mais le ministre de l’Agriculture n’a pas vraiment répondu le 28 octobre, sur le dossier « caisses de sécurisation » cher à la FNCBV Voir Agra Presse Hebdo n°3028 du 31 octobre 2005. Ce dispositif de gestion de crises doit servir à aider les éleveurs à investir dans l’engraissement des bovins.
S’il a salué l’initiative et la proposition de la fédération, Dominique Bussereau attend l’aval de Bruxelles sur le mémorandum français pour verser des financements publics, comme le demande la FNCBV. « Un accompagnement des pouvoirs publics est nécessaire pour relancer l’engraissement et conforter sa position », déclarait le 27 octobre Jean-Claude Prieur, responsable de la section entreprises de la FNCBV. « A travers les projets de filière, l’engraissement des bovins pourra être conforté », s’est contenté d’indiquer le ministre de l’Agriculture. Selon la FNCBV, une grande partie de l’enveloppe allouée aux projets de filière pourra permettre de financer le système de « caisses de sécurisation ».
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La fédération souhaitait que cette « caisse » soit financée à 20 % par les éleveurs et organisations de producteurs, à 20 % par les entreprises et à 60 % par l’Etat et l’Europe, pour un montant total de 5 millions d’euros pendant 5 ans. « Si nous n’obtenons rien, nous fermerons le dossier de l’engraissement », avait prévenu Jean Bonnet, responsable de la section bovins, à la veille du discours de Dominique Bussereau.