Selon une étude réalisée par l’Inra, 40% à 60% des personnes interrogées déclarent consommer au moins occasionnellement des produits biologiques. Sur ce nombre, entre 30% et 50% selon les produits, seraient des consommateurs fidèles depuis au moins cinq ans.
En 2002, les produits stars de la bio, c’est-à-dire les plus achetés sont les produits laitiers (fromage frais, yaourts, beurre, desserts) achetés par 39% des consommateurs de produits biologiques en moyenne ; les œufs par 30% ; les céréales, la volaille et le lait par 20%.
«Le lait bio n’a pas reculé en 2002, et au contraire, a continué à progresser du point de vue de son taux de pénétration. Pourtant les opérateurs ont ressenti à cette époque des difficultés qui peuvent donc être attribuées essentiellement à des questions de stratégies d’organisations au sein de la filière», écrit l’Inra.
L’étude s’est également penchée sur la fidélisation des consommateurs bio. Sur l’ensemble des produits, la base de consommateurs «anciens» (depuis plus de 5 ans) varie de 30% à 50%. On les trouve dans les achats de fruits et légumes, «ce qui correspond à une stabilité du marché», selon l’Inra.
Succès de la viande de bœuf et des produits laitiers
Les «intermédiaires» (de 1 à 5 ans) sont entre 30% et 45% des consommateurs de bio. Le nombre est élevé pour le bœuf (49,5%), les produits laitiers (49,3%). Le premier chiffre peut sans doute être attribué à «l’effet ESB», le second au choix de produits proposés. Les «très nouveaux consommateurs», apparus après la crise de la vache folle, représentent 15% à 20%. Ce taux monte à 46% pour les plats cuisinés, d’offre récente, mais reste à 9% pour les fromages. Ils représentent un marché «potentiellement instable».
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Cependant, le comportement des ces nouveaux consommateurs signe «un intérêt ou tout au moins une curiosité pour les produits biologiques dans leurs achats qui se poursuit à un rythme soutenu encore aujourd’hui».
L’analyse des circuits de distribution montre que la grande distribution est «quasi hégémonique (80% des consommateurs concernés et plus sur certains produits) : c’est le cas des produits céréaliers bruts ou transformés (...), du lait et des produits laitiers ainsi que des produits de soja (...) et des aliments pour bébé».
Environ 20% consommateurs achètent à la fois sur les marchés ou en circuit spécialisé, 17% seulement au marché et 7,4% directement au producteur.