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41 pays toujours dépendants d’une aide alimentaire extérieure

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Selon le dernier rapport publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), encore 41 pays sollicitent une aide extérieure afin de couvrir leurs besoins alimentaires. Les conflits et les mauvaises conditions climatiques sont les principales causes de la hausse alarmante de l’insécurité alimentaire et de la réduction critique du niveau de disponibilité alimentaire et l’accès à l’alimentation pour des millions de personnes dans certaines régions du globe.

Selon le dernier rapport trimestriel de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié le 19 septembre, 41 pays requièrent toujours une aide extérieure afin de couvrir leurs besoins alimentaires. Il s’agit de l’Afghanistan, du Bangladesh, du Burkina Faso, du Burundi, Cabo Verde, du Cameroun, de la République centrafricaine, du Tchad, du Congo, de la Corée du Nord, de la République démocratique du Congo, de Djibouti, de l’Erythrée, de l’Eswatini, de l’Ethiopie, de la Guinée, d’Haïti, de l’Irak, du Kenya, du Lesotho, du Libéria, de la Libye, de Madagascar, du Malawi, du Mali, de la Mauritanie, du Mozambique, de la Birmanie, du Niger, du Nigéria, du Pakistan, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Somalie, du Soudan du Sud, du Soudan, de la Syrie, de l’Ouganda, du Venezuela, du Yémen et du Zimbabwe. Les conflits et les mauvaises conditions climatiques, notamment le manque de précipitations en Afrique, continuent d’être les principales causes des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et compromettent ainsi fortement la disponibilité et l’accès à l’alimentation de millions de personnes. D’après le rapport, près de la moitié des pays ayant besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins humanitaires connaissent des troubles civils ou bien sont directement touchés par la prégnance d’un conflit. D’autres doivent faire face à d’importantes pressions sur leurs ressources en subissant les dommages collatéraux générés par les troubles existants à leurs frontières (afflux massif de réfugiés par exemple). En Afghanistan, 3,6 millions de personnes sont considérées comme étant en situation d'« urgence » en matière d’insécurité alimentaire, tandis que 10 autres millions sont en situation de « crise ». Au Soudan du Sud, près de 6,35 millions de personnes, soit 54 % de la population totale, sont considérées comme étant en situation de grave insécurité alimentaire. Malgré une augmentation de la production de blé, la Syrie compte 6,5 millions de personnes à être dans une situation similaire.

Un climat de plus en plus sec

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Les faibles précipitations et une grave sécheresse en Afrique de l’Est, accentuent encore plus le fléau de l’insécurité alimentaire. En 2019, la production céréalière devrait chuter de 5,6 % en un an, surtout au Kenya et au Soudan où les plus fortes baisses devraient être enregistrées. La Somalie reste également en grande souffrance. En Afrique de l’Ouest, le niveau de pluie est aussi au plus bas. Le rapport souligne que les mauvaises conditions climatiques observées au Zimbabwe ont réduit de moitié les récoltes céréalières de 2019, ce qui devrait presque doubler le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire d’ici 2020. Une situation que pourraient également connaître d’autres pays de la région. En Corée du Nord, la situation est tout aussi critique en raison de la faiblesse des précipitations. Près de 40 % de la population devraient encore se retrouver en situation d’insécurité alimentaire et devraient avoir besoin urgemment d’une aide alimentaire, d’après les conclusions d’une évaluation sur la sécurité alimentaire menée collégialement par la FAO et le PAM en avril dernier.

Malgré les baisses observées en Afrique, le niveau de la production asiatique permet à la production totale de céréales en 2019 pour les 51 pays à faible revenu et à déficit vivrier d’atteindre 473,5 millions de tonnes, soit un niveau équivalent à celui de 2018.