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Budgets -5,4% pour la « mission agriculture », -3,3% pour le ministère

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Le ministère de l’Agriculture ne sera pas épargné par la politique de réduction des déficits en 2014. Le budget du ministère lui-même devrait être en baisse de 3,3% selon les propositions de Bercy. Quant à la mission agriculture (qui ne comprend pas les crédits d’enseignement agricole et de recherche), elle baisserait de 5,4%.

Selon les indications transmises par le ministère des Finances, dans le cadre du débat à l’Assemblée nationale sur le budget 2014, la « mission agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » se verrait créditée d’un budget de 2,931 milliards d’euros l’an prochain. Soit une baisse de 5,4 % par rapport aux 3,099 milliards de 2013 (loi de finances initiale). Le ministère de l’Agriculture ne verrait, lui, ses crédits baisser que de 3,3% selon des sources internes. Pour l’essentiel, Bercy explique que cette réduction est rendue possible par la réforme de la Pac. Selon le document de Bercy, « l’adoption du prochain cadre financier pluriannuel de l’Union européenne pour 2014-2020 permet, dans son volet Politique agricole commune (Pac), de limiter la part nationale des dispositifs cofinancés par l’UE (nouveaux contrats de modernisation, nouveaux contrats de mesures agroenvironnementales, indemnité compensatoire de handicaps naturels) grâce à des taux de cofinancement généralement plus favorables que ceux initialement proposés par la Commission ». Et d’ajouter : « Sur le périmètre hors PAC, les crédits du ministère sont globalement stabilisés ».
 
Stéphane Le Foll : un budget de gestion des déficits
Le ministre de l’Agriculture déclarait, le 3 juillet, sur France Inter, à propos du budget préparatoire pour 2014 : « C’est un budget qui est dans un cadre gouvernemental avec une ligne fixée de la réduction des déficits budgétaires ». Soit, un budget de gestion des déficits, selon Stéphane Le Foll. Il a par ailleurs estimé « grave » la déclaration, la veille, de Delphine Batho. Car « c’est la ligne et l’engagement qui a été pris par le Président et le Premier ministre (...) qui est remis en cause. Donc c’est un sujet majeur ». François Hollande a justifié le 3 juillet en conseil des ministres l’éviction de Delphine Batho par le fait qu’elle avait manqué, selon lui, au « principe majeur de solidarité gouvernementale », a rapporté la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

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