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Abricot : une récolte française annoncée en forte baisse

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Après une année 2023 qui avait dépassé toutes les espérances (à 123 000 tonnes), la récolte française d’abricots devrait être particulièrement déficitaire cette année. Selon les prévisions divulguées à l’occasion du salon Medfel à Perpignan (24 et 25 avril), elle devrait atteindre 87 852 tonnes (-23%) sur les trois bassins étudiés (Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, PACA). Bruno Darnaud, président de l’AOP Pêches et Abricots de France, est encore plus pessimiste : « Nous attendons une production en repli de plus de 40 % par rapport à l’an dernier, soit un tiers du potentiel manquant à l’appel ». Selon lui, la production sera assez précoce (démarrage autour du 10 mai dans le Sud), montant en puissance en mai pour atteindre un rythme de croisière en juin. « Mais contrairement à une année normale, la production de juillet ne dépassera certainement pas de juin, du fait de l’alternance des variétés rhônalpines classiques : Bergeron, Bergeval, Bergarouge ou Orangered. Les variétés tardives, moins touchées, permettront de vivre une dernière phase de saison aussi active que l’an passé », analyse-t-il.

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Les raisons à ce déficit de charge interrogent les professionnels malgré tout. À côté de l’alternance, les conditions météorologiques – températures hivernales élevées et pluies à la floraison – auraient aussi joué. Les récents gels – surtout sur la production en Ardèche – pèseront aussi dans la balance. En tout état de cause, même si la situation de la sécheresse reste préoccupante en Roussillon, c’est le déficit de production dans le Gard, la Crau et surtout en vallée du Rhône qui pèse sur le niveau de récolte alors qu’en Roussillon, la charge est à ce jour correcte.

Alternance, hiver doux et pluies à la floraison