Dans une déclaration commune, les ministres de l’économie argentin, Sergio Massa, et brésilien, Fernando Haddad, ont appelé le 24 janvier l’UE à « lever les barrières affectant la compétitivité de leurs produits dans le cadre de l’accord UE/Mercosur ». À cet égard, ils ont notamment dénoncé la nouvelle législation environnementale de l’UE, en particulier celle relative à la déforestation importée. « Les accords ne peuvent être avantageux pour une partie et pas les autres, sinon, ce ne sont pas des accords, mais des contraintes », a notamment prévenu M. Massa prenant comme exemple la politique de subventions agricoles de l’UE qui serait préjudiciable aux producteurs brésiliens et argentins. Alors qu’il a été conclu en 2019, l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur n’a toujours pas été ratifié en raison du blocage de plusieurs États membres qui demandent au Brésil des engagements environnementaux plus importants, en particulier dans la lutte contre la déforestation en Amazonie.
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Depuis l’élection de Lula à la tête du Brésil, « le contexte politique est plus favorable pour relancer les discussions sur l’accord du Mercosur », a reconnu le 23 janvier, le commissaire au Commerce Valdis Dombrovskis devant les eurodéputés de la commission du Commerce international. Tout en précisant que « l’objectif maintenant est de compléter cet accord déjà négocié avec des instruments de durabilité ».