Abonné

Acétamipride : fin de l’usage chez les particuliers, réexamen comme pesticide

- - 2 min

L’acétamipride ne sera plus commercialisé comme biocide contre les fourmis, cafards ou autres nuisibles domestiques en Europe, à partir de 2027, a appris l’AFP le 30 septembre auprès de l’Agence européenne des produits chimiques (Echa). L’ONG Génération Futures s’était félicitée, le même jour, qu’aucun industriel, notamment le principal fabricant Nisso, n’avait déposé de demande de renouvellement d’autorisation de commercialiser les biocides ménagers contenant cette substance. La date butoir était fixée au 30 juillet. « Aucune demande de renouvellement d’autorisation de mise sur le marché n’a été présentée pour l’acétamipride », substance active de nombreux insecticides ménagers, a confirmé l’Echa à l’AFP. Les biocides ménagers contenant ce neurotoxique de la famille des néonicotinoïdes sont autorisés jusqu’au 31 janvier 2027 au sein de l’UE, date d’échéance de la précédente autorisation. Un traditionnel délai de grâce permettra la poursuite des ventes « jusqu’au 30 juillet 2027, et son utilisation sera interdite à compter du 31 janvier 2028 », précise l’Echa. Génération Futures, qui était en première ligne dans l’opposition à la réintroduction de l’usage agricole de l’acétamipride en France, « appelle désormais à son interdiction totale au niveau européen, y compris en agriculture ».

Lira aussi : Acétamipride : des ONG demandent à Bruxelles une interdiction immédiate

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
autorisation de mise sur le marché
Suivi
Suivre

En tant que produit phytosanitaire, l’acétamipride est, pour l’instant, autorisé dans l’UE jusqu’en février 2033. Toutefois, la Commission européenne a d’ores et déjà décidé de lancer un réexamen de cette approbation. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) est en train d’approfondir son évaluation en ce qui concerne les effets neurotoxiques directs et les propriétés perturbatrices endocriniennes pour lesquels aucune donnée n’est disponible. L’Efsa a publié le 30 septembre, une déclaration dans laquelle elle approuve la stratégie d’essai proposée par le demandeur, l’entreprise Nisso, pour l’évaluation du risque endocrinien de l’acétamipride. Mais l’Efsa pointe « certaines incertitudes quant à l’exhaustivité des données » et suggère donc un certain nombre de tests supplémentaires.