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Règlementation Adoption de normes européennes pour le vin bio

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Les Vingt-sept se sont mis d’accord sur les règles à respecter pour la production de vin biologique reconnu comme tel dans l’UE. Celles-ci s’appliqueront à partir de la récolte 2012. Elles fixent, entre autres, des teneurs maximales en sulfites avec un différentiel selon la teneur en sucre résiduel.

Les experts nationaux du comité permanent de l’agriculture biologique de l’UE ont approuvé le 8 février (abstention de l’Autriche et de l’Espagne) un règlement de la Commission européenne fixant les mesures à respecter pour pouvoir utiliser les termes « vin biologique » sur l’étiquette des bouteilles, celle-ci devant également comporter le logo bio de l’UE et le numéro de code du certificateur et respecter les autres dispositions en matière d’étiquetage du vin.
Des règles existent déjà pour le « vin obtenu à partir de raisins issus de l’agriculture biologique », mais elles ne couvrent pas les pratiques œnologiques. Pour l’étiquetage, elles sont prorogées jusqu’à la récolte de 2012. En 2010, les surfaces de production de raisin biologique étaient estimées dans l’UE à plus de 75 000 ha, pour une superficie viticole totale de près de 3,5 millions d’ha. Elles se situaient essentiellement en Italie (30 341 ha), en France (21 403 ha) et en Espagne (17 665 ha).

Une « claire différenciation »
Le vin était le seul secteur non couvert intégralement par la réglementation de l’UE sur les normes de l’agriculture biologique. « Je suis satisfait de ces nouvelles règles qui différencient clairement le vin traditionnel et le vin biologique, comme c’est le cas pour d’autres produits biologiques », a commenté Dacian Ciolos, le commissaire européen à l’agriculture.
De plus, souligne la Commission, la position des vins biologiques de l’UE sera renforcée au niveau international, face aux autres pays producteurs (Etats-Unis, Chili, Australie, Afrique du Sud) qui ont déjà mis en place des normes dans ce domaine.
Une première proposition de définition du « vin biologique » avait été présentée au comité permanent de l’agriculture biologique en juin 2009, mais elle était restée lettre morte et avait été retirée en juin 2010. Les travaux avaient repris en 2011.

Moins de sulfites
Le règlement approuvé par les experts des Vingt-sept prévoit, au sein de l’organisation commune de marché, un sous-groupe de pratiques œnologiques (vinification) et de substances pour les vins biologiques. Pour ces derniers, l’acide sorbique et la désulfuration ne seront pas autorisés. De plus, le niveau de sulfites devra être inférieur d’au moins 30 à 50 mg par litre par rapport aux vins traditionnels, en fonction de la teneur en sucre résiduel. Il devra être au maximum de 100 mg/l (contre 150 mg/l pour le vin traditionnel) dans le cas du vin rouge avec une teneur en sucre résiduel inférieure à 2 grammes par litre et de 150 mg/l (contre 200 mg/l) dans le cas du vin blanc et rosé avec une teneur en sucre résiduel inférieure à 2 g par litre, tandis que, pour tous les autres vins (teneur en sucre résiduel supérieure à 2 g/l), le niveau de sulfites devra être réduit de 30 mg/l par rapport au vin traditionnel.
Outre ces spécifications, les règles générales de vinification définies dans l’OCM vitivinicole seront également applicables, le « vin biologique » devant évidemment aussi être produit à partir de raisins issus de l’agriculture biologique.

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