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Agriculture bas-carbone : des inquiétudes à la veille des propositions de Bruxelles

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Les ministres de l’Agriculture du groupe de Visegrad (Pologne, Slovaquie, Hongrie) ainsi que de Bulgarie, de Croatie, de Roumanie et de Slovénie ont demandé le 17 octobre à la Commission européenne, sur la base d’une déclaration commune, que les initiatives de l’UE en matière d’agriculture bas-carbone devront être simples, volontaires et ne pas conduire à désavantager les agriculteurs. Ils invitent, de plus, la Commission européenne à envisager des sources de financement autres que dans le budget de la Pac. Bruxelles doit justement présenter le 30 novembre ses propositions en matière de certification des absorptions de carbone agricole qui pourraient, à terme, permettre la vente de crédits carbone agricole. Mais, prévient la Roumaine, ce dispositif devra être accessible à un maximum d’exploitations sans discrimination liées à leur taille, à leur orientation technique ou à leur situation géographique.

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Le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski a tenté de répondre à ces inquiétudes. Étant donné la nature diverse de l’élimination du carbone, la Commission développera, assure-t-il, « des méthodologies spécifiques avec l’aide d’un groupe d’experts » composé de représentants des autorités des États membres, de la communauté scientifique, des agriculteurs et des acheteurs potentiels de certificats. Il reconnaît la nécessité d’évaluer les pratiques les plus adaptées pour garantir des résultats rentables au niveau local, tout en préservant l’intégrité environnementale et la sécurité alimentaire dans toute l’UE. Deux appels à projet dans le cadre de la mission "Horizon pour des sols sains" viennent d’être clos, et plusieurs projets du programme européen LIFE pour l’environnement sont en cours d’exécution afin de « contribuer au transfert de connaissances et à la création de bons exemples sur le terrain », a précisé le commissaire.