Abonné

Agriculture biologique : les eurodéputés insistent sur la stimulation de la demande

- - 3 min

Dans un projet de position qu’ils préparent, les eurodéputés soutiennent globalement les propositions de la Commission européenne pour le développement de l’agriculture biologique dans l’UE. Ils insistent sur la stimulation de la demande et le rôle moteur que doivent tenir les États membres et les collectivités locales.

La commission de l’Agriculture du Parlement européen a commencé à travailler sur son projet de position concernant le plan de développement de l’Agriculture biologique proposé au mois d’avril par la Commission européenne. Le rapport préparé par l’Autrichienne Simone Schmiedtbauer (chrétienne-démocrate) soutient dans les grandes lignes les actions envisagées par Bruxelles. Il se félicite de la reconnaissance par la Commission européenne de l’agriculture biologique comme étant « l’une des composantes importantes de la voie de l’UE vers des systèmes alimentaires plus durables », et salue « l’ambition d’augmenter la superficie agricole de l’UE consacrée à l’agriculture biologique d’ici 2030 » sans pour autant citer l’objectif de 25 % de surfaces cultivées en bio d’ici 2023 prévu par la stratégie De la ferme à la table.

Lire aussi : Bio : les Vingt-sept valident, avec quelques réserves, l’objectif de 25 %

Simone Schmiedtbauer insiste sur la nécessité d’une orientation sur le marché et la demande, afin d’éviter une surproduction dans le secteur : « Le consommateur doit tenir le rôle clef de ce plan. » Selon elle, une action concrète visant à promouvoir les exportations de produits biologiques de l’UE est aussi nécessaire. La Commission européenne est donc invitée dans le cadre de ces négociations à venir avec les partenaires commerciaux de l’UE à faire évaluer le potentiel d’expansion du marché des produits biologiques.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
stratégie de la ferme à la table
Suivi
Suivre

Le rôle des États membres et des régions

La rapporteure souligne également la place que doivent tenir les États membres : pour qu’un plan d’action de l’UE soit couronné de succès, ils doivent être mobilisés et encouragés « à élaborer leurs propres plans d’action nationaux comportant des mesures concrètes et limitées dans le temps ». Autre acteur majeur, les autorités locales et régionales qui peuvent participer à la structuration du secteur biologique en termes de production, de logistique et de commerce, en facilitant la création d’une coopération organisée entre producteurs et consommateurs.

Le Comité européen des régions a, de son côté, adopté le 2 décembre un avis sur ce plan d’action en faveur de l’agriculture biologique qui confirme le rôle essentiel des collectivités locales et régionales et souligne l’urgence qu’il y a « à accroître le soutien à l’agriculture biologique, afin d’assurer la réalisation de l’objectif de 25 % des terres agricoles consacrées au bio d’ici 2030 ».