Les négociateurs des différents groupes politiques du Parlement européen ont finalisé leur position sur le plan de développement du bio proposé par la Commission européenne il y a un an. Une position qui ne reprend pas l’objectif de 25 % de surfaces cultivées en agriculture biologique d’ici 2030 fixé par Bruxelles. Quelque 34 amendements de compromis ont été conclus dans ce rapport, préparé par l’Autrichienne Simone Schmiedtbauer (Démocrate-chrétienne), qui devrait être adopté le 31 mars en commission de l’Agriculture en vue d’un vote en plénière au mois de mai.
Divisés entre, d’un côté, le centre et la droite et, de l’autre, la gauche et les Verts, les eurodéputés ne confirment pas, à ce stade, l’objectif de 25 % de surfaces, préférant se prononcer pour « un développement équilibré, en fonction de la capacité du marché à absorber la production biologique afin de préserver la rentabilité du secteur ». Le rapport demande donc à la Commission européenne de réaliser « une étude d’impact concernant la part de la surface agricole de l’UE consacrée à l’agriculture biologique ».
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Le texte reconnaît par contre que « les avantages environnementaux de l’agriculture biologique ne devraient pas seulement être soutenus par les consommateurs de produits biologiques disposés à payer un prix plus élevé, mais que le budget de la Pac devrait également récompenser correctement les agriculteurs biologiques pour les biens publics spécifiques qu’ils fournissent ». Les compromis insistent également sur la nécessité de structuration des filières et les adaptations nécessaires aux conditions de commande publique afin de stimuler la demande.