Dans un rapport livré en février et publié le 3 novembre, la CGAAER recommande la création d’un observatoire français de l’agriculture de conservation des sols (ACS). L’Acta (instituts techniques), les chambres d’agriculture et l’Inrae seraient sollicités pour « rassembler et développer l'établissement de références, notamment économiques, par type de sol, territoire et orientation de production, et les consolider » dans cet observatoire. Les auteurs indiquent que ce type d’agriculture est encore trop peu appliqué en France, et que « les références manquent tant sur le plan technique qu'économique ». Afin de développer l’ACS, les agriculteurs doivent être mieux accompagnés sur le plan technique et économique, estiment les haut-fonctionnaires. Des efforts doivent aussi être fait du côté de la formation, des techniciens et des agriculteurs: dès l'école sous l'impulsion de la direction de l'enseignement du ministère de l’agriculture (DGER), puis tout au long de la carrière, avec Vivéa (fonds professionnel d’assurance formation). Un «filet de sécurité» est aussi proposé pour couvrir les agriculteurs en cas d’accident de culture lié à la transition vers l'ACS. La CGAAER préconise également la création d’un indicateur synthétique sur la santé des sols, sur la base des travaux de l'Inrae.
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KC