Dans le cadre du plan de Relance et du plan Destination France, une enveloppe de 70 millions d’euros (M€) a été dégagée par le gouvernement pour soutenir le « tourisme durable », qui devrait accorder une place plus grande à l’agritourisme à partir de 2022, indique-t-on au Quai d’Orsay. Une première enveloppe de 4,7 M€ dédiée au « slow tourisme » va être dépensée sous la forme d’un appel à projets, dont les lauréats ont été présentés le 2 février par les ministres de la Transition écologique et du Tourisme. Sur les 73 lauréats, dix projets relèvent de l’agritourisme, entendu comme la « découverte pédagogique et/ou mise en valeur par la visite des exploitations ». Ces premiers projets sont donc au croisement des deux concepts, décrypte-t-on au cabinet de Jean-Baptiste Lemoyne : « La dizaine de projets lauréats classés parmi les " offres d’agritourisme " gardent une forte connotation "slow tourisme", et ont été sélectionnés pour cela. » Parmi les projets retenus, on peut citer par exemple une « ferme pédagogique familiale » de la Manche souhaitant mettre en place « un parcours herboriste », des « lieux de détente et d’observation… » Chacun des bénéficiaires recevra un montant de 65 000 euros en moyenne.
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Mais les prochaines enveloppes pourraient être plus ouvertes. Un nouvel appel à projets sera lancé au premier semestre 2022, annoncent les deux ministères, « avec un périmètre revu en intégrant notamment les projets d’agritourisme et d’écotourisme ». Une orientation qui reste à préciser, glisse-t-on au cabinet de Jean-Baptiste Lemoyne : « La frontière est parfois ténue entre " slow tourisme " et agritourisme, mais on peut imaginer accompagner demain des projets d’agritourisme à proprement parler, avec des dépenses qui n’auraient pas forcément été éligibles dans le cadre de projet de slow tourisme. Au-delà, l’idée d’élargir le dispositif à l’agritourisme est une orientation ; elle reste à creuser et à concrétiser dans la mise en œuvre du plan destination France. »