Mieux vaut expérimenter que réguler pour lancer la filière agrivoltaïque, a indiqué en substance la société bordelaise Green lighthouse développement (GLDH), de retour du colloque national sur le photovoltaïque organisé par le Syndicat des énergies renouvelables (Ser) à Marseille le 6 juillet. « Ce ne sont pas tant les règles qu’il faut finaliser aujourd’hui que les expérimentations pour en tirer ensuite les premiers retours. Ce qui doit être regardé avant de réguler, c’est d’abord le cadre d’expérimentation qui est en lui-même suffisamment fourni pour offrir un espace permettant l’innovation, le développement de grands projets », a déclaré Vincent Vignon, directeur du développement de GLDH au colloque du Ser.
« Nos propres critères spécifiques servent à rehausser le niveau d’exigences au cœur de chaque projet agrivoltaïque. Les CDPenaf (Commissions de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, NDLR) sont particulièrement sensibles à notre manière de faire », a-t-il souligné pour mettre en exergue la particularité de chaque projet. Et de rappeler que « les évolutions législatives ont souvent entraîné des effets de ralentissement dans le secteur des énergies renouvelables (ZDE, ICPE pour l’éolien, moratoire pour le PV). »
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« Notre modèle d’agrivoltaïsme repose sur des surfaces de grande taille, par des regroupements d’agriculteurs associés », a indiqué Jean-Marc Fabius, directeur général de GLDH, dans un entretien avec Agra Presse. GLDH mène un projet d’agrivoltaïme de 700 ha dans les Landes avec 35 agriculteurs. Ces derniers sont en passe de convertir leurs cultures de maïs en féverole, en maraîchage et en élevages, sous des panneaux mobiles qui suivent la course du soleil, dans l’objectif de créer une zone de captage d’eau.