Présenté le 29 août devant le Conseil national de la transition écologique, le projet de loi sur l’Accélération des énergies renouvelables AER a fait l’impasse sur la question de la cohabitation de l’agriculture et du photovoltaïque, a regretté la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, lors de la conférence de presse de rentrée du syndicat le 6 septembre. « Le grand oublié c’est l’agrivoltaïsme », a-t-elle déclaré, mettant en avant le risque de voir se développer des projets de trop grande envergure – 150 hectares à 200 hectares –, et d’engendrer un rejet parmi les riverains. « Il y a un risque de syndrome de l’éolien », a-t-elle confié. Son syndicat prévoit de défendre des amendements pour encadrer le développement du photovoltaïque sur les terres agricoles.
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En avril, l’Ademe (agence de la transition écologique) a édité un guide de l’agrivoltaïsme, la combinaison de l’agriculture et de la production d’électricité photovoltaïque, qui comprend une définition de référence pour cette activité sujette à de nombreuses controverses relatives au foncier agricole. Une installation photovoltaïque peut être qualifiée d’agrivoltaïque « lorsque ses modules photovoltaïques sont situés sur une même surface de parcelle qu’une production agricole », et qu’ils lui apportent « directement (sans intermédiaire) un service ». En l’état, le projet de loi vise à accélérer le développement de l’éolien et du photovoltaïque. Dans le second domaine, il impose l’installation d’ombrières sur au moins la moitié de la surface des parkings extérieurs existants de plus de 2 500 mètres carrés.