L’Ademe (agence de la transition écologique) a sorti, le 28 avril, son guide de l’agrivoltaïsme, la combinaison de l’agriculture et de la production d’électricité photovoltaïque. Un document très attendu, car, bien que terminé en juillet 2021, il n’était pas publié, et parce qu’il donne une définition de référence pour cette activité sujette à de nombreuses controverses relatives au foncier agricole.
Ainsi, selon l’Ademe, une installation photovoltaïque peut être qualifiée d’agrivoltaïque « lorsque ses modules photovoltaïques sont situés sur une même surface de parcelle qu’une production agricole », et qu’ils lui apportent « directement (sans intermédiaire) un service ». Le service apporté à l’exploitation peut être l’adaptation au changement climatique, l’accès à une protection contre les aléas, l’amélioration du bien-être animal, ou encore une atténuation des stress (sécheresse, fortes variations de température).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Ce guide établit des recommandations pour les pouvoirs publics, afin d’accompagner financièrement et techniquement la phase d’expérimentation de projet agrivoltaïques. D’autres recommandations visent, elles, les porteurs de projets, afin d’apporter les mêmes garanties que le bail rural, via un contrat qui prévoit le maintien de l’activité agricole, en particulier en cas de transmission. « Nous nous retrouvons pleinement dans cette définition de l’agrivoltaïsme, ses recommandations et ses critères », s’est félicité Antoine Nogier, président de l’association France agrivoltaïsme, voyant se profiler un cadre « qui garantira la protection des exploitations agricoles ».
Fin mars, la Plateforme verte, association professionnelle dédiée à la transition énergétique, avait présenté 15 recommandations « pour un agrivoltaïsme préservant l’activité agricole ». Elle proposait notamment de limiter le montant des loyers versés par les exploitants agrivoltaïques aux propriétaires fonciers, pour éviter que ceux-ci se détournent du bail rural consenti à un fermier.