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Agrivoltaïsme : un premier label pour les projets sur cultures

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Afnor Certification, filiale de l’Afnor (Association française de normalisation) vient de mettre en ligne le référentiel du premier label sur l’agrivoltaïsme. Il est destiné aux projets photovoltaïques sur des cultures agricoles, a-t-on appris auprès d’elle le 5 janvier. Pour décrocher ce label, les agriculteurs et développeurs photovoltaïques « doivent pouvoir attester qu’ils visent à procurer en priorité un service agricole à l’exploitation tout en évitant l’artificialisation des sols », résume l’Afnor.

Ce label est dit de « classe A », c’est-à-dire qu’il est qualifié positif « dès lors qu’il améliore durablement la performance agricole de la parcelle et de l’exploitation ». Par exemple, les projets doivent procurer un service à l’exploitation agricole, comme la protection face aux aléas climatiques par les panneaux photovoltaïques, et le démontrer. Ainsi, tout projet labellisé doit être accompagné d’une zone témoin, qui a pour but de d’accumuler un retour d’expérience, et d’apporter des preuves des bénéfices apportés par la structure agrivoltaïque. Si des dégâts (brûlures, gel, grêle) ont été constatés en zone témoin, ils doivent être moindres sous la structure agrivoltaïque.

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Autre critère : l’occupation du sol induite par l’installation d’une structure agrivoltaïque doit être limitée à 10 % de la surface sous structure agrivoltaïque. De même, la densité de plantation du projet agrivoltaïque doit être égale à la densité de plantation de référence de la culture. En l’occurrence, le label d’agrivoltaïsme sur cultures est la propriété d’Afnor Certification, précise l’Afnor. D’autres labels d’agrivoltaïsme « doivent suivre, notamment en matière d’élevage », indique par ailleurs l’association France Agrivoltaïsme (monde agricole, institutionnels, chercheurs, développeurs et technologues), qui a contribué à l’élaboration de ce premier référentiel.

Tout projet labellisé doit comporter une zone témoin