La Chambre d’agriculture de la Vienne publie les résultats « probants » sur colza d’un projet pilote autour de l’agroécologie, mené avec le GIEE (groupement d'intérêt économique et environnemental) de Gué de Sciaux, le syndicat des Eaux de Vienne et le chimiste BASF. « Semis précoce, plantes compagnes, solution de biocontrôle, engrais organique... en combinant plusieurs leviers, il est possible de maintenir la culture du colza dans la Vienne et de conjuguer optimisation du potentiel par une bonne implantation de la culture, respect de la qualité de l’eau et développement de la biodiversité », selon un communiqué commun. Les premiers résultats montrent « trois fois plus de biomasse » produite et une faible attaque de ravageurs. La grosse altise est présentée comme l’ennemi numéro un des agriculteurs. Un moyen d’y faire face est d’améliorer l’implantation du colza par un semis précoce et l’utilisation de plantes compagnes comme la féverole ou la lentille, qui servent de leurres aux insectes ravageurs. Parvenu au stade 4 à 6 feuilles dès le 15 septembre, l’oléagineux est ensuite plus robuste pour se défendre des attaques d’altises.
Le syndicat d'eau et d'assainissement de la Vienne souligne l’intérêt du colza en tant que piège à nitrates. « Grâce aux innovations, notamment les solutions de biocontrôle, et aux pratiques vertueuses mises en œuvre par les agriculteurs du GIEE, nous limitons le transfert potentiel de phytos dans les eaux », affirme l’animateur agricole Jimmy Journaud. Le projet pilote s’appuie sur une solution BASF de traitement de semences, à base de micro-organismes, qui « permet souvent d’éviter un traitement insecticide dans les situations de pression faible à moyenne » des ravageurs, selon le communiqué. Fin novembre, les suivis montrent « près de 2 kg de biomasse par m², dont 600 g de colza, contre seulement 500 g sur les parcelles témoins », ce qui permettra de limiter l’apport d’azote au printemps.
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Trois fois plus de biomasse et une faible attaque de ravageurs