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Agtech et Foodtech en France en 2023 : des levées de fonds plus nombreuses, mais un montant total en baisse

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En 2023, les start-up de l'Agtech ont mobilisé moins de financements qu'en 2022. Crédits : © DJI-Agras/Pixabay

2023 est une année de recul, en millions d’euros, pour le financement des start-up françaises de l’Agtech et de la Foodtech, selon une étude de KPMG et La Ferme digitale. Si les start-up veulent continuer de grandir, elles doivent veiller à la rentabilité et au retour sur investissement de l’innovation, et arriver à créer des champions nationaux.

Les start-up françaises de l’Agtech et de la Foodtech ont été financées sur de moins gros montants en 2023 par rapport à 2022, même si le nombre d’opérations résiste et que certaines profils de start-up sont plus nombreuses à mobiliser des fonds que l’année précédente. Telles sont les données relevées par KPMG et La Ferme digitale dans l’édition 2024 de l’étude « Faire de la France un leader européen et mondial de l’Agritech et de la Foodtech ».

« En 2023, l’écosystème AgriFoodtech français a levé 490 M€ à travers 56 levées de fonds », constatent les auteurs de l’étude. En 2022, année record, le montant des levées de fonds avait atteint 668 millions d’euros, mais le nombre d’opérations était moins élevé, avec 49 opérations. L’Agtech reste le premier secteur en termes de nombre d’opérations et de montants.

Les start-up les plus jeunes, de deux ans et moins, et les plus matures, de 11 ans et plus, sont celles qui connaissent le plus forte hausse en nombre d’opérations : 175 pour les plus anciennes et 99 pour le plus jeunes. 

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Attrait persistant des start-up pour l’amorçage

Concernant les levées de moins de 10 millions d’euros, plus nombreuses qu’en 2022, elles témoignent de « l’attrait persistant des start-up en phase d’amorçage, en particulier sur ce secteur qui superforme par rapport à la French Tech et demeurent ainsi des cibles à potentiel pour les investisseurs », peut-on lire. Quant aux opérations supérieures à 10 M€ (76% du montant total des investissements), elles ont baissé de 14% en volume et de 36% en valeur. 12 opérations ont été réalisées pour un montant total de 371 M€. « Cette baisse d’investissement pourrait s’expliquer par la prudence et l’exigence accrue des investisseurs sur les modèles économiques des start-up lors des opérations importantes ».

Certains secteurs attirent davantage les investisseurs : la nutrition alternative, les intrants alternatifs, la transformation alimentaire et la digitalisation des opérations sont les secteurs ayant attiré le plus de capitaux. Les intrants alternatifs se distinguent particulièrement enregistrant 212 millions d’euros levés en 2023 contre 37 millions d’euros en 2022.

Pour faire de la France un leader européen et mondial de l’Agritech et de la Foodtech, KPMG recommande aux start-up de continuer à veiller à leur rentabilité et au retour sur investissement. Car, si la première étape consistant à créer un écosystème a été franchie, il reste encore, pour créer des champions, « à investir les segments aujourd’hui délaissés, développer et renforcer les collaborations, attirer de nouveaux talents, etc. »