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Aleph Farms et Remeat vont se doter de sites de production

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Les deux spécialistes de la viande in vitro font un pas de plus vers la production avec des projets en Suisse et en Suède.

Le producteur israélien de viande « in vitro » Aleph Farms a signé un protocole d’accord en vue d’établir sa « première base de production européenne à Kemptthal, dans le canton de Zurich », en Suisse, annonce-t-il sur LinkedIn. Ce protocole a été signé avec The Cultured Hub – une coentreprise de Migros Industrie (filiale de production du distributeur Migros) –, l’industriel des arômes Givaudan et l’équipementier industriel Bühler Group. Cette coentreprise a été constituée afin d’accélérer la recherche et le lancement de start-up de la viande « in vitro » et de la fermentation de précision. Selon Aleph Farms, l’objectif de cette démarche est d’introduire son produit Aleph Cuts sur les marchés européens, et de faire « un pas en avant dans la mise en place de chaînes d’approvisionnement en viande résilientes et décentralisées à travers l’Europe ». Aleph Cuts a obtenu des autorisations de commercialisation en Israël et à Singapour et a déposé une demande d’autorisation en Suisse en 2023. Ce produit est composé de cellules non modifiées et non immortalisées d’une vache et d’une matrice de protéines végétales composée de soja et de blé.

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Un site pilote suédois pour Remeat

Après avoir levé 1 M€ en mars 2025, Remeat annonce qu’il va installer une usine pilote en Suède d’ici la fin de l’année. « Le pilote Remeatery sera installé à la Prepilot Plant de l’université de Lund d’ici la fin 2025 et sera validé avec des partenaires et clients au printemps 2026 », indique un communiqué de Biotech Heights, l’accélérateur de start-up qui accueille Remeat à Lund. Deux bioréacteurs de 300 litres seront installés sur le site pilote, selon le média suédois Ny Teknik. « Forts de nos nombreuses années dans l’industrie brassicole, et de notre expertise en biologie cellulaire, nous avons développé un bioréacteur de qualité alimentaire capable de répondre aux normes élevées pour la culture de cellules de mammifères. Notre Remeatery supporte également les processus à base de levures et de bactéries, comme la fermentation de précision, ce qui étend considérablement ses applications au-delà de la viande cultivée », explique Marten Schmidt, directeur technique de Remeat, cité par Biotech Heights. Le but de la start-up est de valider sa méthode de production, et de montrer qu’une production à plus grande échelle est possible. L’objectif de Remeat n’est pas de devenir producteur, selon le média, « mais de vendre des cellules optimisées aux industriels alimentaires » qui produiront eux-mêmes.