Valorial et le conseil régional de Basse Normandie s’engagent auprès des industries agroalimentaires de la région. Les entrepreneurs issus de secteurs aussi variés que les plats cuisinés frais, les produits laitiers ou le cidre se sont réunis pour témoigner des compétences du pôle de compétitivité sectoriel Valorial dans l’accompagnement de leurs projets. Ce partenariat contribue à la formation d’un grand Ouest de l’agroalimentaire. La filière veut développer l’innovation-produit autour des trois axes que sont le développement durable, le plaisir ou la santé.
A l’occasion d’une conférence tenue à Caen le 2 octobre sur « l’aliment de demain », le conseil régional de Basse Normandie, sous la présidence de Laurent Beauvais, a confirmé son partenariat avec le pôle de compétitivité Valorial « Valorisation pour la recherche et l’innovation alimentaire ». La participation de la région au pôle de compétitivité à hauteur de 50 000 euros pour 2008 marque une nouvelle étape vers la mise en place d’un réseau d’envergure nationale comprenant trois régions de l’ouest de la France : la Bretagne, les Pays de la Loire et la Basse Normandie qui représentent près de 32 milliards d’euros de chiffres d’affaires et 130 000 emplois dans l’industrie agroalimentaire. Cette initiative régionale s’inscrit dans le cadre de la structuration des PME de Basse Normandie pour s’adapter aux nouveaux enjeux du marché et faire face à la concurrence. Concrétisée en janvier dernier avec la création de l’Association normande des entreprises alimentaires (ANEA) présidée par Bertrand Declosmesnil qui constitue le référent professionnel de la région au sein de Valorial, cette stratégie séduit les entrepreneurs issus de secteurs aussi variés que les plats cuisinés frais, la transformation de légumes frais, les additifs et les arômes, les produits de la mer, les produits laitiers ou le cidre.
Une stratégie de développement économique
Selon Michel Houdebine, industriel breton et président du pôle Valorial, « la compétitivité que chaque dirigeant a en permanence en tête pour assurer la pérennité de son entreprise peut aussi être appréhendée plus globalement à l’échelle d’un territoire ». Le pôle de compétitivité Valorial est né à l’Agrocampus de Rennes en 2005 sur l’idée de créer un fromage fermier aux algues affiné à l’eau de mer. A l’origine, l’initiative du projet revient à l’Institut technique français des fromages et à la Chambre d’agriculture d’Ille-et-Vilaine. Sa stratégie repose sur la mise en réseau de forces entre entreprises et chercheurs pour créer des dynamiques de croissance par l’innovation. 104 projets sont actuellement encadrés par Valorial pour un montant de 180 millions d’euros. Des laboratoires d’idées suivent les questions liées à l’aliment de demain à travers des commissions « lait et produits dérivés » ou « nutrition santé ». Malgré ses atouts, l’ensemble des acteurs de l’économie de l’agroalimentaire du grand Ouest s’inquiète des défis de la mondialisation et des tendances de la consommation.
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Quelle sera la valeur ajoutée des aliments de demain ?
Les enjeux de l’innovation sont au cœur des débats entre chefs d’entreprises et décideurs publics. « L’aliment de demain s’adaptera aux nouvelles valeurs émergentes », indique Michel Pinel, directeur général de Valorial : la qualité, la santé, le développement durable, le plaisir et le design. Des lapins nourris aux omégas 3 ou des myrtilles contre la sécheresse oculaire, la liste des produits innovants devrait s’élargir.